Témoignages

2 septembre 2014

Non classé

Extrait de témoignage d’une comédienne : Elina Dumont qui raconte,  à travers des spectacles et des livres, sont ancienne vie de SDF :  « J’avais quelques contacts à Paris que j’avais l’habitude d’aller les voir quand je fuguais à l’adolescence. Quand j’ai quitté ma famille d’accueil à 18 ans, je me suis dit que j’allais me réfugier chez eux. Un soir, je me suis retrouvée dans une banlieue à essayer de les joindre. Certains ont refusé de m’accueillir, d’autres n’ont pas répondu. J’ai erré dans les rues en essayant d’entrer dans chaque immeuble, jusqu’à ce qu’une porte finisse par s’ouvrir. Je suis entrée, me suis enfoncée dans un couloir et j’ai flippé toute la nuit. Finalement, je n’ai pas vraiment dormi. Mais dans la rue, la plupart du temps, les SDF marchent la nuit. Ils préfèrent dormir le jour quand il y a des gens autour d’eux, c’est plus sécurisant.

Mon pire cauchemar, c’était la pluie. Il faut être dehors pour comprendre le mal qu’elle contient. Elle mouillait mes cheveux, les rendant gras et pesants. A son contact, il se dégage cette odeur animale, de chien mouillé, un moisi dérangeant qui fait se retourner les gens l’air dégoûté. Pour l’éviter, nous nous réfugions sous les porches, dans les bars, mais on finissait par se faire virer. Le problème c’est qu’on est vite repérable. Et les gens appelaient rapidement les flics pour nous faire déguerpir. »

source : www.grazia.fr

Témoignage de Pierre, ancien SDF :

« Je me disais qu’il fallait se cacher. Je n’avais pas de quoi me laver, ni aucun rechange. J’ai dormi d’un œil. Je me souviens que j’ai eu froid et que j’avais beaucoup de chagrin. Au lever du jour, vers quatre ou cinq heures, je me suis levé pour ne pas être livré aux regards des passants qui commençaient à affluer. Et il y avait la police… Le lendemain, il écume les poubelles municipales pour se nourrir J’avais aussi repéré des livres que les gens avaient jetés. J’ai essayé de les vendre. Je n’étais pas mur à l’époque. J’avais encore les repères de la famille et l’idée de me tourner vers des organismes sociaux ne me venait pas. »

Source : http://blogs.rue89.nouvelobs.com

 

Témoignage de Annick, une femme agée de 62, qui a été SDF pendant 3 ans :

Avec les huissiers et l’avis d’expulsion, j’ai été prise dans un engrenage. Alors âgée de 48 ans, j’ai décidé de tout plaquer, de prendre le strict minimum et de partir avant qu’on me mette à la porte. J’étais divorcée, ma fille était partie de la maison, je n’avais qu’à empoigner mon sac et quitter les lieux. Je suis montée sur la capitale car je ne voulais pas croiser des gens de ma ville. À Paris, malade et sans argent, j’ai réalisé qu’il me serait impossible de trouver un logement. Mon calvaire de SDF a duré trois ans, de 2000 à 2003. Être une femme sans domicile fixe, c’est dur. Très vite, j’ai compris que je n’avais pas le choix : pour survivre, je ne pouvais pas être seule. Durant toute cette période, je n’ai côtoyé que des gens qui vivaient dans la rue. Avec le temps, en traînant dans les parcs publics, j’avais rencontré d’autres SDF, au point de former une bande d’amis du côté de République. Le soir, nous nous retrouvions sur la place. Nous dormions souvent dans l’église, mais devions changer de lieu régulièrement. Nous étions cinq ou six veillant chacun les uns sur les autres. Être plusieurs nous permettaient aussi d’éviter les vols d’autres clans car les gens de la rue ne se font pas de cadeaux.

Source : http://www.gscf.fr

 

Inscrivez vous

Abonnez-vous à notre newsletter pour recevoir les mises à jour par e-mail.

Pas encore de commentaire.

Laisser un commentaire

Thémis et les autres |
Parti ANC |
Lesdelicesdhelene |
Unblog.fr | Créer un blog | Annuaire | Signaler un abus | Mon Projet Personnel et Pro...
| Anticensure
| Rumigny en questions