« Être SDF n’est jamais un choix raisonné »

12 décembre 2014

Non classé

Dans la rue, on croise des cas différents comme :

-Des migrants à qui on a refusé le droit d’asile ou en demande de papiers

-Des travailleurs précaires

-Des expulsés, ou encore des chômeurs en attente d’HLM

-Des jeunes sans famille et sans RSA (= Revenus de Solidarité Active)

Mais pour justifier leur situation, 37% d’entres eux évoquent la perte de leur conjoint, 21% l’impossibilitée de payer le loyer et 13% l’expulsion.

           Pendant les Trente Glorieuses, le mot « clochard » était souvent associé à un choix de vie : sans attaches plutôt que sédentaire, en dépit des difficultées que cela entraînait . SDF, en revanche, est de nos jours bien plus associé à une condition subie et non choisie.

       Cette idée de « choix raisonné » peut nous ramener à l’histoire de Diogène le Cynique :  Diogène, encore appelé Diogène le cynique,  est né à Sinope en 413 avant Jésus Christ  et est décédé en 324 avant Jésus Christ à Corinthe. Ce philosophe Grec  aurait vécu sale et seul dans un tonneau, sans aucun objet personnel. La légende dit même qu’il se serait débarrassé de son écuelle. Enfin et surtout, ce qui caractérise Diogène est son regard critique sur la société. Pour Diogène, être heureux, c’est de vivre selon la nature, il faut donc se défaire des conventions de la vie sociale : travail, politesse, pudeur, propriété, croyances, … Celui-ci restait en plein soleil l’été, se roulait dans le sable brûlant, ou bien se jetait dans la neige. Il s’exerçait à endurer la faim et la soif, ou encore s’efforçait de supporter la douleur afin, d’après lui, de « ne pas souffrir quand le pire surviendra ». Souvent on peut dire que certains sans abris ont le syndrôme de Diogène qui se manifeste par :

-Une absence paradoxale de demandes, de plaintes et de besoins. Les Diogènes sont des personnes qui ne demandent rien alors que ce sont elles qui auraient besoin de tout.

-Une relation aux objets inhabituelle avec,  soit rarement le besoin d’une absence totale d’objets, soit le plus souvent  le besoin d’entasser des objets.

-Une relation aux autres avec, soit rarement le besoin d’aller au contact des autres, soit plus souvent le besoin de fuir l’humanité.

-Une relation au corps avec, soit rarement le besoin d’une attention excessive, soit le plus souvent le besoin d’entretenir un manque de propreté.

Ce syndrôme correspond à de nombreux SDF, ces personnes ont besoin d’aide mais la refuse. C’est très paradoxale car les sans domiciles fixes n’ont pas choisit d’être dans cette situation, mais le plus souvent ont peut dire qu’ils ne choisissent pas d’en sortir.

 

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